drapeauCall a Bike - Allemagne


Les vélos « Call a Bike » de la DB (
"Deutsche Bahn" ou"Die Bahn") équipent chaque année une ou deux villes de plus en Allemagne. Le principe est simple : il suffit d’appeler avec son téléphone portable au numéro indiqué sur le vélo. Il n’y a généralement pas de station fixe, ce qui est à la fois une flexibilité quand on rend le vélo et un souci quand on en cherche un.

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Objectifs :
           
- L’objectif de la DB est d’avoir un service qui lui apporte un bon retour d’image sans pertes financières. Ce service est conçu pour compléter la « Mobilitätskette » ou chaîne de mobilité du client (porte-à-porte).
- L’objectif des villes, qui subventionnent ce service est de développer le vélo dans le centre.


Moyens :

Call a Bike
Ces vélos sont aux couleurs de la DB, opérateur ferroviaire historique.


Description de l’offre :

Tout possesseur de téléphone portable peut utiliser le système. L’inscription s’effectue par téléphone (numéro d’appel gratuit).
Sur chaque vélo figure un numéro de téléphone qu’il faut appeler pour emprunter le vélo. Le système identifie alors le vélo et envoi un code de débloquage. Le prix est de 8 cents la minute, avec un maximum journalier de 9€.  Pour rendre le vélo, il n’y a pas de station ; il suffit de laisser le vélo sur sa béquille à un croisement, d’appeler le même numéro et d’indiquer le nom des rues.
    Le vélo de ville est un peu lourd (21 kilos) mais agréable et solide. Il a 8 vitesses et des pneus épais pour éviter les crevaisons.


Organisation :

Idée/conception

Investissement/mise en place

Gestion/exploitation

Christian Hogl, étudiant/
Herr Knie de la DB

DB Rent + villes

Equipe Call a Bike de DB Rent  


  Monsieur Knie, professeur à l’université à mi-temps et employé de la DB, lui a apporté le système qu'elle exploite tout naturellement aujourd'hui. Call a Bike représente environ 30 personnes en Allemagne pour l’ensemble de la prestation (management et technique). Le service dépend de DB Rent, branche de DB Fuhrparkservice, la branche « services » de la holding DB.
   Après l’invention du système au milieu des années 90 par Christian Hogl, étudiant en informatique, la première expérience eut lieu à Münich en 2000, avec 2000 vélos gérés par une start-up qui fit faillite 6 mois plus tard. La DB rachète le système et le remet en place dès 2001 à Münich, puis à Berlin, Frankfurt am Main et Köln. D’autres villes suivent, et récemment Stuttgart s’est équipé de « Call a Bike Fix », avec des stations pour les vélos.
   Pour mettre en place le système, la DB se met en contact avec les villes de plus de 200 000 habitants intéressées. Ces villes n’ont en général pas d’expérience sur les vélos en libre-service et avancent souvent en terrain inconnu. La DB assure tout le côté technique puis gère l’exploitation du système.


Financement : 
Un vélo coûte 1 000€, une station (pour Call a Bike Fix, à Stuttgart) 4400 euros pour 10 vélos. Le financement est assuré en grande partie par la DB. Dans certaines villes la ville subventionne le système en contrepartie de certaines demandes comme un premier temps d’utilisation gratuit.


Communication :
Le vélo, rouge, est très visible. Il y a souvent des vélos disponibles à la sortie de la gare. Des articles de presse ont permis de faire connaître le système au public. Une étude assez complète sur la clientèle de Call a Bike a été réalisée fin 2004.


Résultats :

- Les + : Le système est très flexible car il n’y a pas de station. Il est également simple à installer car n’a absolument aucun impact sur la voirie. Les vélos sont de bonne qualité et agréables. De plus, le système n’est pas réservé aux habitants d’une ville, l’enregistrement ne nécessite qu’un téléphone portable. Une ou deux villes acquièrent ce système chaque année.
    Des gares ICE sont actuellement équipées de Call a Bike. 100 gares devraient être bientôt équipées de vélos Call a Bike.

- Les - : Il y a peu de vélos. Par exemple, 400 à Frankfurt contre 3700 à Lyon, pour une taille comparable. Il faut chercher son vélo car il n’y a pas de station. Le coût pour l’utilisateur est assez élevé. (Trente et une minutes valent 2,5€). Le portable est moins fiable (batterie en panne, problème de réseau) que la carte de paiement.


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Allemagne_Call_a_Bike



Contacts : Janett Büttner, Call a Bike, janett.buettner@dbrent.de , Hendrik, de Jager, DB Rent, hendrik.dejager@dbrent.de - Andreas Knie, DB Rent, Andreas.Knie@dbrent.deVoir aussi une étude socio-économique sur Call a Bike accessible depuis le site internet  http://www.wzb.eu/callabike



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