HOLLANDE - Train+vélo


Chiffres clés :
drapeau            
-16,3 millions d’habitants, 41 528 km², capitale Amsterdam, qui compte 600 000 vélos pour moins de 750 000 habitants (source Office du Tourisme de Hollande).
- Part modale du vélo dans les villes : plus de 30%, et jusqu’à plus de 50% dans certaines villes (Amsterdam et Groningen par exemple). La part modale des transports en commun est beaucoup plus faible (souvent proche de 5%).
- Part modale d’accès à la gare : 40% (27% il y a 5 ans)
- Réseau ferré : très dense, il compte 2800 km de lignes gérés par ProRail (organisme public), et exploitées par les NS (Nederlandse Spoorswegen) et d’autres (trafics fret et voyageurs libéralisés). Près de 15 milliards de voyageurs.km et 4 milliards de tonnes.km (fret) transportés en 2005.


Train+vélo, les grandes lignes :

- Politique vélo de l’opérateur historique : favorable au vélo
- Politique vélo du gouvernement : très favorable au vélo.


La stratégie train+vélo par acteur :


Acteurs et interaction


   L’opérateur ferroviaire historique –NS- avait en 2001 l'objectif de doubler le trafic voyageurs pour 2011. Ceci implique un doublement du nombre de voyageurs accédant aux gares, et donc de trouver des solutions pour amener tous ces gens à la gare. La solution « voiture » est largement insuffisante compte-tenu de la place disponible, la solution « transports en commun » nécessite de grands investissements. Reste la marche à pied et le vélo, qui occupe stationné 3 à 10% de la place occupée par une voiture, selon les dispositifs.
    Les NS sont ainsi récemment passés d’une position passive à une position active en s’occupant des problèmes de stationnement. La Branche NS-Fiets exploite ainsi des vélostations (à 1,10€ la journée) et les NS ont pris le contrôle au 1er Janvier 2008 d’OV-Fiets, qui est devenu une filiale (voir fiche produit "location de vélo, OV-Fiets, Hollande").


    L’Etat agit au niveau du Fietsberaad et de son Mr Vélo. Le premier, service du ministère des transports comprenant deux coordinateurs - national et international -, est un « conseil du vélo » (Fiets signifie « vélo » en Néerlandais), qui conseille les acteurs locaux (villes et provinces) et coordonne leurs politiques (continuité du réseau, colloques, etc.). Le second détient les rênes du financement pour des programmes nationaux ou des subventions aux programmes locaux.
    Des initiatives sont également prises au niveau du Fietsberaad, par exemple une nouvelle conception du bus testée à Amsterdam. Une ligne de bus y a été créée en site propre, avec un arrêt tous les 2 km ou plus et des stations vélos (dont 5 gardées) à chaque arrêt. Les 25 000 passagers quotidiens démontrent le succès de l’initiative.


    L’association Fietsersbond est très puissante et réalise des études détaillées, ainsi que des guides, comme le Fietsparkeur, guide méthodologique pour la création de parkings vélos. Elle discute avec l’opérateur NS pour améliorer les services aux cyclistes, par exemple en indiquant les améliorations à apporter au système de location en gare ou à proximité OV-Fiets et en ayant activement participé à son développement.


    Les villes et provinces agissent sur les aménagements cyclables en général. Cela comprend les accès aux gares (voies cyclables directes quand les voitures doivent faire des détours) et les abords des gares,  pour offrir un stationnement (gratuit ou non) de qualité aux cyclistes et retrouver de l’espace là où les vélos (dont notamment 23% de vélos ventouses/abandonnés !) l’occupent à saturation. Voir l’exemple de Groningen, avec un parking de 5000 places semi-enterré et un parvis à nouveau libre en surface. (voir fiche produit "stationement vélo de Groningen, Hollande"


Financement :

-  Stationnement : Les financements des places de vélo aux abords des gares proviennent de manière générale du ministère, de la mairie et de la province, à hauteur d'un tiers chacun. L’Union Européenne apporte également quelques subsides.

- Politique vélo : Le ministère des transports a écrit un Masterplan Fiets (stratégie nationale pour le vélo) dans les années 90 ; celui-ci doit être appliqué aujourd’hui par les collectivités, qui reçoivent du ministère les financements. Chaque province reçoit une subvention transports publics, vélo inclus. Dans la mesure où le financement de projets liés au vélo est moins élevé comparativement aux autres modes, il est très présent dans l’utilisation de ces subventions par les provinces.

- Une étude récente de TNO, institut de recherche néerlandais, a montré qu’en moyenne 5,5% des salariés étaient en arrêt maladie, alors que cette proportion tombe à 4% si l’on ne considère que le groupe des salariés qui font assez d’exercice (utiliser son vélo pour venir travailler étant suffisant pour faire partie de ce groupe). Cela implique des financements possibles du ministère de la santé.



L'offre train+vélo :


(Passez la souris sur l'image pour voir les légendes)













  - Accès à la gare et diffusion depuis la gare : Ce point essentiel explique en partie les 40% de cyclistes dans la clientèle ferroviaire. Les gares sont accessibles par voies cyclables et l’abord des gares est pensé pour être sécurisé et peu bruyant. La politique actuelle est de libérer au maximum l’espace aux abords des gares pour y favoriser les déplacements piétonniers et cyclistes. Ce sont les villes qui s’occupent de créer les infrastructures cyclables, avec financements de l’Etat.

  - En gare de départ/et ou d’arrivée : L’afflux de cyclistes en gare nécessite des infrastructures importantes, c’est-à-dire des places pour les vélos. Celles-ci sont gratuites ou payantes  (l’alternative gratuite existe toujours). Les vélostations coûtent 1,10€ (abonnement annuel 92€) pour celles gérées par NS-Fiets, branche des NS, et 0,5€ pour les autres. De nombreuses villes établissent des plans d’aménagement pour augmenter le nombre de places et faire face aux problèmes de saturation. Par exemple, Utrecht (280 000 habitants) comptera 22 000 places de parking vers 2013, contre 9 000 aujourd’hui. L’offre soutient aussi la demande, comme le montre l’exemple de Groningen (5000 places), où l’ancien parking de 1000 places promis à la destruction a du être conservé.
    Des systèmes de boxes individuels avec clé ou carte et de stationnement automatique existent également.
    En gare d’arrivée, les OV-Fiets offrent un système identique dans tout le pays, qui permet aussi bien à des pendulaires qu’à des touristes abonnés (paiement automatique) de louer un vélo pour 2,85€ la journée. Des OV-Fiets sont en projet dans certains parkings relais (voir fiche produit "location de vélo, OV-Fiets, Hollande"). 

   - Dans le train : Le nombre de vélos dans les trains Néerlandais et largement plus faible qu’on ne pourrait le croire, voire quasi-nul. Les NS ont adopté une politique de tarif dissuasif pour les pendulaires (ticket vélo à 6€), tout en conservant les trains accessibles aux touristes. Cette politique comporte cependant des alternatives pour les pendulaires.


Fidélisation :

L’association Fietsersbond est en train de discuter avec les NS d’une carte d’abonnement globale comprenant tous les transports publics, « dont le stationnement en vélostation ».


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Contacts
 : Mr Hans Voerknecht, Fietsberaad, hans.voerknecht@kpvv.nl - Mr Wim Bot, Fietsersbondbot@fietsersbond.nl - Mr Lee Verhoeff, NS - Mlle Marlies van Lijden, Ville d'Utrecht, M.van.Lijden@Utrecht.nl, http://www.dcf.dk.


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